Jump to content

Search the Community

Showing results for tags 'lutherie'.



More search options

  • Search By Tags

    Type tags separated by commas.
  • Search By Author

Content Type


Forums

  • Règles et Vie du forum
    • Règles du forum
  • Pratique instrumentale et musicale
    • OnlyGig
    • Compos et son
    • Technique
    • Théorie et partitions
    • Enregistrement et MAO
    • Scène (technique et sonorisation)
  • Matériel
    • Basse
    • Contrebasse
    • Amplification
    • Effets, cordes et accessoires
    • Lutherie et réglage
    • Électronique
    • Autres instruments
  • Onlypro - Les professionnels d'OnlyBass vous répondent
    • OnlyPro
  • Divers
    • Artistes
    • OnlyZic
    • OnlyBar
  • Annonces
    • Annonces et infos
    • Matos volé & Arnaques
    • Recherche
    • Vente
    • Annonces classées

Find results in...

Find results that contain...


Date Created

  • Start

    End


Last Updated

  • Start

    End


Filter by number of...

Joined

  • Start

    End


Group


AIM


MSN


Website URL


ICQ


Yahoo


Jabber


Skype


Location


Interests


Basses


Amplis


Effets


Divers


Ex-matos


Influences


G.A.S. list

Found 11 results

  1. Bonjour, tout le monde, je vous présente mon activité para-professionnelle Ancien membre de Ob, je travaille de plus en plus sur des projets "rémunérés" pour les Onlybassiens, cette présentation sert à officialiser mes activités et me faire connaitre pour ceux qui ne me connaissent pas encore! J'ai commencé il y a des années par des petites modifications de mes propres instruments, ensuite j'ai voulu tenter la fabrication de A a Z (Zebra), ça c'est enchainé par de petites intervention sur des instruments des amis, et certains ont même franchis le cap et m'ont commandé des basses de mon propre design (Ignis, Ignis-3). Ces derniers temps je me concentre surtout sur l'électronique - les circuits passifs pré-câblés , les pré-amplis et d'autres effets que je conçois, répare ou modifie et que j'installe. Quelques exemples de mon travail: G&L L-1500++ : une refonte complète de l'électronique, installation d'un deuxième micro PBoom: installation d'un gros humbucker Fender Telebass dans une PB Chang-Lala : un autre gros humbucker installé Ovation Magnum: remplacement de son préampli actif défaillant par une électronique passive Je vais bientôt créer des topics particuliers dans la section Onlypro pour présenter plus en détail des produits ou des services que je propose. N’hésitez pas à faire un "like" sur ma page facebook ou souscrivez aux articles de mon blog www.dolganoff.com (bouton "Souscrire" tout en bas de la page) A la prochaine!
  2. Chalut. Un chouette Monsieur m'a offert il y a longtemps une de ses basses. C'est une vieille Vantage fretless avec une bouille de SG, un micro Precision et un chevalet à la Gibson. La touche a morflée avec le temps, l'électronique est quasiment HS, le chevalet est une horreur, les mécaniques sont mortes... une bonne base pour en faire un projet perso de custom. Voici l'animal : Voici la liste de ce que je voudrais lui faire : 1- reprise de la touche, passage en époxy. 2- changement de chevalet. 3- changement des mécaniques. 4- nouvelle électronique et nouveau micro, pas forcément un PB, pas forcément une élec passive. 5- ponçage du corps plein de pocs et finition à voir (peinture custom ou tru-oil). Maintenant que vous savez où je voudrais aller, je suis avide de vos propositions. La question de la touche est cruciale, et je ne suis pas assez bien équipé dans mon petit appartement pour faire le traitement à l'époxy et les passes de ponçage. Avez-vous une adresse en région parisienne pour faire faire le boulot ? Petit budget, ce n'est pas non plus une Fodera et l'idée est d'en faire quelque chose qui fonctionne, pas une bête de course ou une oeuvre de lutherie. Je sais qu'il existe un chevalet de remplacement pour les Thunderbird de Gibson, reste à voir si celui-ci sera compatible. Les mécaniques ça n'est pas le pire, je devrais me débrouiller pour en trouver. Pour l'élec et le micro, là c'est plus tordu. Je peux peut-être mettre la main sur un soap bar d'occase ou sur un PB Alnico. L'élec dépendra de ce que je vais trouver comme micro. Pourquoi pas un truc passif à la sauce Dolganoff ? En ce qui concerne la finition du corps je devrais pouvoir lui filer un coup de ponçage au printemps, chez un ami. Le Tru-oil risque d'être la solution la plus simple, sauf si je dois faire du rebouchage. Alors, ça vous parle ? Z'avez des idées ou des conseils ?
  3. Salut à tous, Ca faisait longtemps que j'avais un projet de lutherie en tête. J'en ai donc parlé à un ami qui est dans les métiers du "bois". Et donc ce projet a commencé il y a 3 ou 4 mois environ. Je précise que ce n'est pas moi qui est réalisé cette basse mais cet ami en question. Bref. Nous sommes donc parti sur une "jazz bass" avec: -Corps en frêne -Table rapporté en érable ondé. -Manche érable ondé et touche érable ondé également. -Diapason standard -Micros Fender noiseless -electronique passive -Chevalet: badass II -mécaniques hipshot ultralite. Bref: une machine à Slap!!!!! Enfin je crois!!!! Place maintenant aux photos (la basse a plutôt bien avancée...) 1)Planche de frêne: 2)Table en érable ondé: 3)Collages: Le corps sera en 3 parties pour avoir le manche vissé sur un morceau de bois sans collage se qui va améliorer, j'espère, la qualité du son + une table en érable rapporté. 4)Place au gabarit: Rien d'extraordinaire. Type jazz bass comme on aime!!!!!! 5)Apres plusieurs étapes... Le dessus: et le dessous: 6)Apres ponçage, arrondi des bords... 7)Essais de teinte: 8)Attention. Début de la construction du manche: 9) Et voila le travail!!!!!!! Ca prend forme!!!! Je n'ai pas de photos intermédiaires... Donc on arrive quasiment à la "fin" du boulot de lutherie: 10) Teinte: Apres les essais nous avons décidé de partir sur un orange assez foncé mais pas trop... Premiere couche de teinte pour faire ressortir l'ondé de l'érable: après ponçage: Et après teinté: et voici la bestiole avec le corps et le manche: J'ai hâte qu'elle soit finie. 11) Vernissage: La basse est parti à vernir... Je n'ai pas de photos du manche un fois verni. Mais pour le corp, voila ce que ca donne: Et voila. Pour le moment nous en sommes la. Je pense que ca va encore pas mal avancé ce week end. On en voit le bout!!!!!!! Je continuerais à mettre des photos et des videos si cela vous intéresse!!!!! N'hésitez pas à laisser vos commentaires. Bon je sais j'aurais du faire ce sujet quand nous avons commencé à la fabriquer!!!! Enfin voila. Ca prend forme petit à petit!!!!!!! Merci de m'avoir lu. Musicalement A vous les studios!!!!! DU SON ENFIN:
  4. EDIT : je ferai un sujet la fretless lorsqu'elle sera là. C'est pas pour tout de suite ! De la même manière, cette basse n'aura jamais de micro PB en plus du MM alors bon... Modif du titre ! La deuxième est une basse 4 cordes frettée : manche vissé wenge 3 plis séparés dans du plaquage érable, corps noyer type Warmoth dinky P, table tinéo (pommier indien), touche érable moucheté 21 cases, chevalet Sandberg, mécaniques Schaller, micro MM Basslines, micro PB Delano (à gros plots), et électronique active (peut être l'electro Nordstrand que vend iozz, sinon un 2 bandes). Simulation : (j'ai fait la simulation avec des jb, parce que je n'avais pas les bons fichiers image sous la main ; pareil pour les mécaniques qui seront "type" fender). Pareil, j'ai placé les plaquage érable et collé les parties du manche : Je suis un wenge addict. J'ai aussi découpé le manche pour pouvoir le coller la tête à 13°, mais pas encore de photos. Voilà, j'ajouterais pas mal de photos au fils des semaines...
  5. Hello tout le monde ! J'ai plein de projets en cours, mais je suis tombé sur ce manche de copie jazzbass fretless avec une touche ébène, ici même sur ce forum. J'ai patienté quelques mois, le temps de finir une copie de P51 pour un copain. InstagramCapture_628dff1d-9190-4df1-800d-53933514644f by Timothée SIMON, sur Flickr (j'avais pas terminé l'electro à ce moment là) Mais maintenant qu'elle est terminée, il est temps de reprendre les affaires : il me faut donc un corps ! Alors j'ai planché sur des designs... Pas moyen de trouver un corps original avec une tête Fender... A croire que cette tête ne va que sur des jazzbass ou des precision... Mais à y réfléchir, il en existe d'autres, et notamment la Fender Roscoe Beck... Je lui ai toujours trouvé un mojo spécial à cette basse. Alors pourquoi pas ? Et puis des RB IV fretless, ca ne court pas les rues !! C'est donc parti pour une copie. Caractéristiques : - corps fraké, table érable ondé et plaquage wenge entre les deux. - 2 micros jazzbass mexicains sous capots bois format soapbar avec plots apparents - électronique passive vol/vol/tonalité - chevalet Gotoh avec cordes traversantes - mécaniques bas de gamme - pickguard plastique noir sans vis, ou avec peu, afin de rendre la chose réversible et pas trop laide ... et donc un manche érable touche ébene asiatique Rien de très extravagant ! Une chose un peu spéciale : le diapason. La RB IV originale dispose d'un diapason de 34" et d'un manche de 22 cases. Mon manche est une copie stricte de jazzbass, avec des repères suivant un diapason de 34, et 20 cases. J'ai donc solutionné le soucis en raccourcissant mon diapason à 33" (ca tombe bien, je suis plus à l'aise sur ce diapason que sur un 34), et il prend "quasiment" la place du manche 22 cases original. Passons aux photos : WP_20150807_14_28_36_Pro by Timothée SIMON, sur Flickr L'atelier. Toujours le même WP_20150807_16_36_29_Pro by Timothée SIMON, sur Flickr Le corps en fraké tout simple, en 32 d'épais. Et allons y, allègons tout ca : WP_20150807_20_17_53_Pro by Timothée SIMON, sur Flickr Avec le gabarit, on passe à ça : WP_20150807_20_18_19_Pro by Timothée SIMON, sur Flickr WP_20150810_19_43_06_Pro by Timothée SIMON, sur Flickr C'est pas très propre, mais qu'à celà ne tienne, ce sera enfermé sous la table que voici : WP_20150807_20_23_07_Pro by Timothée SIMON, sur Flickr Alors une fois de plus, j'ai creusé sans avoir pesé au préalable. Ma foi... WP_20150810_19_43_14_Pro by Timothée SIMON, sur Flickr Découpe grossière de la table WP_20150810_21_14_33_Pro by Timothée SIMON, sur Flickr Collage (à la néoprene) du plaquage wenge en 4 parties. Les manques sont "à priori" bien placés. WP_20150810_21_49_05_Pro by Timothée SIMON, sur Flickr Et collage. Alors bien entendu, je suis tombé en rade de colle en plein milieu... De plus, ça n'a pas débordé partout... Je ne pense pas que ce soit vraiment grave, d'autant plus que je suis à peu près persuadé que la colle s'est barré dans les cavités d'allègement (ca m'est déjà arrivé de la même facon, sans soucis). Et donc ce matin, j'ai retiré les serres joints : WP_20150811_12_32_00_Pro by Timothée SIMON, sur Flickr Pas trop mal. Je vais regarder ce soir, au moment du quart de ronds des bords, si ça l'a fait ou pas. A bientôt pour de nouvelles aventures !
  6. Hello all, Voici mon humble petit tutoriel pour la pose d'un boitier de pile 9v sur une magnifique G&L L-2500 TRIBUTE. Alors vous pourriez d'un seul coup vous me demander, mais pourquoi ?? Et bien je pourrais vous répondre que j'ai une sainte horreur de l'injustice et des salsifis ... ce qui n'aurait rien à voir avec la choucroute sauuuuuuuuuuf en ce qui concerne l'injustice (pour les salsifis je suis juste et tout simplement resté traumatisé par des années de massacre culinaire à la cantine de l'école voilà tout, mais de cela vous pourriez parfaitement vous en battre royalement les bollocks, et vous auriez ... raison). Et oui, une parfaite injustice que ce magnifique instrument à la qualité quasi irréprochable (à mon humble avis, en tous cas acoustiquement parlant c'est un sans faute, non je ne suis plus objectif et alors ) sans un boitier de pile 9v digne de ce nom !! Question de principe, et des principes j'en ai 12000. Donc même si, effectivement, cette basse d'exception réellement sous-estimée bénéficie déjà d'un son d'une qualité exceptionnelle en mode passif et que du coup le mode actif et sa pile en deviendrait quasiment facultatif c'est d'ailleurs unanimement reconnu par tous ses utilisateurs (vous pouvez respirer), sauf qu'on aime quand même bien envoyer toujours un peu plus de sauce au cas où (c'est que le gratteux quand il essaie désespérément d'atteindre le niveau 11 inexistant de son ampli 'faut quand même lui donner une petite leçon de temps à autre pour lui rappeler qui c'est vraiment l'chef ... bah oui), je dirais au final que cette petite modif somme toute relativement inutile en devient par simple raisonnement logique (mais parfaitement irrationnel nous en conviendrons tous bien entendu pas d'chahut s'il vous plait) tout à fait et rigoureusement ... indispensable Hop c'est parti \o/ 2 - Les OUTILS : Alors là je le dis tout de suite, je risque de passer pour un barbare manquant un peu de finesse à l'ouvrage, 1m90, 100kg (ok, c'est un peu plus, juste un poil), blond, yeux bleus, une barbe … dans un casting c'est vite vu c'est moi l'tueur. Mais c'est pas pour ça que je pourrais passer pour un gars du nord (que je suis réellement, DUNKERQUE 4 EVER !!! … ou pas), d'ailleurs j'me suis vite cassé de là-bas mais ça c'est une autre très longue histoire, bref, j'ai utilisé les moyens du bord, alors c'est pas non plus juste un burin, un marteau ou une tronçonneuse (QUI A DIT UNE HACHE ????), mais disons que j'ai quand même le minimum nécessaire pour bosser un peu, mais ça pourrait heurter la sensibilité des plus jeunes luthiers ou vieux bricolos très avertis. Je tiens à souligner que je n'ai jamais eu l'intention de transformer ma pelle en shrapnels (ça rime) non plus, je sais qu'est-ce que j'fais, ou presque. Il faut donc (au minimum ^^) : - Une main droite et une main gauche ... ça peut paraitre co* mais le nombre de gens qui se lancent dans le "bricolage qui va au-delà du montage de meuble Skluburg ou Plukvok de chez Ikea" sans maitriser quoi que ce soit c'est impressionnant - Une DREMEL en bon état (on ne sait jamais), avec tous les outils qui vont bien pour le travail du bois et nécessaires au minimum recommandé pour cette tâche par l'association des dremelleux de France, à savoir des fraises à bois. - Une "mini" perceuse (pas celle qui transperce un mur de bunker svp, j'ai utilisé une perceuse visseuse / deviseuse en provenance de chez ALDI, une tuerie pour 35€ mais c'est pas l'sujet) avec ses mèches à bois de différentes tailles (moi j'ai utilisé du 3, 8 et 12). - Des ciseaux à bois (à pas cher, genre 10€ à la foire à outils de n'importe quel grande surface de merd* où ils vendent un tas de trucs pesticidés jusqu'au trognon mais que des fois y'a des trucs utiles quand même alors on y va, quand même). - Un fer à souder avec son étain - Un cutter - Des tournevis - Un marqueur fin, très très fin (genre feutre très fin … ou stylo pas épais, dites le moi si je deviens un peu lourdingue hein). - Un autre marqueur TRES gros, et oui, il faut de tout pour faire un monde, des petits et des gros. - Un réglet en métal, mais avec une protection en caoutchouc en dessous pour ne point heurter la belle. - Une petite pince pointue - Du scotch papier - Un chiffon épais - De l'essence F C'est un puissant dégraissant très volatile utilisé en imprimerie par exemple, d'ailleurs au cas où si vous ne le saviez pas, ça peut parfaitement vous sauver la vie en cas de besoin de retrait urgent d'un vieil autocollant nazi (hop 1 point Godwin), ça permet d'enlever complètement toute trace de colle résiduelle. (se trouve dans n'importe quel grande surface de merd* où il vendent un tas de trucs pestici … merd* déjà dit). - Un bout de câble (le + et le -) électrique du même type que celui utilisé pour relier la pile 9v au circuit électronique. - Du scotch de cuivre, au cas ou vous souhaiteriez en profiter pour refaire la cage de Faraday comme moi, 'fin faites le à votre façon, car d'origine sur ce modèle c'est pas folichon :/ (AH !! Bah oui, mais en même temps c'est pas une US hein … sinon on ne la paierait pas ce tout petit prix là non plus la petite perle làààà). Ce scotch a été acheté sur un site étranger, à savoir Dealextreme.com ... si vous ne le connaissez pas encore, n'y allez surtout pas ... votre banquier va vous maudire !!! (oups, trop tard ^^) - Des cotons-tiges … les vieux bassistes c'est toujours un peu sourd d'une oreille à cause du batteur , mais c'est pas pour ça que ça va servir. - Je crois que là on est bien (sauf pour les puristes) 3 - Le mini TUTORIEL : Attention, en cours de rédaction, pas d'affolement de naines svp merci les VRP (pour ceux qui entravent que dalle -> Gougueule c'est ton copain et il te le rend bien, il te suit paaaaaaaaaaartout partout ^^, souriez, vous êtes filmés / fichés / repérés, pour les feignasse y'a qu'à cliquer ici). Photo 1 - avant modifs ... il manque un truuuuuuuuuuc ??? (bah oui, le boitier de PILE !!! Y'en a qui suivent pas ...) Photo 2 - Apperçu de l'interne et du câblage relié à l'embase jack qu'il va falloir dessouder, ou en tous cas et au minimum dessouder le câble qui est relié à la batterie si vous ne souhaitez pas refaire la cage de Faraday. Photo cliquable pour agrandissement) Photo 3 - Après avoir dévisser tous les potards en façade et dessoudé l'embase jack voici ce qu'on peut obtenir (en principe ^^) Par contre là j'ai déjà enlevé une bonne grosse partie de la peinture au carbone graphite qui ne tenait quasiment pas (et qui n'était vraiment pas très épaisse, vois carrément manquante par endroits), pour cela j'ai donc utilisé des gants (la pro-tec-tion c'est important !! ) et un bon chiffon imbibé d'essence F, ça permet d'éviter de faire voler les particules de carbone tout en dégraissant pour que la pose de l'autocollant de cuivre soit optimum. PS : à cette étape pensez à fixer tous les câbles avec un bout de scotch papier ... ce qui évitera de fragiliser les soudures avec de multiples mouvements de l'ensemble des câbles et potards de façon indésirable. Photo cliquable pour agrandissement) Photo 4 - La peinture qui reste c'est celle qui ne bouge vraiment pas (incrustée dans les imperfections de bois de la cavité) Photo cliquable pour agrandissement) Photo 5 - Voici le boitier que j'ai choisi, c'est un boitier "à plat" et non "sur la tranche", car je souhaitais éviter d'avoir à creuser trop profondément, de plus il est nettement plus aisé de travailler sur un espace plus large. J'en ai réalisé un gabarit d'après des mesures prises au pied à coulisse électronique, à l'aide d'un petit bout de feuille cartonnée découpée au cutter. Il suffit ensuite de reporter la partie à creuser en la traçant avec le marqueur très très fin. ATTENTION, car pour l'alignement du boitier j'y suis allé "un peu au pif" (à relativiser, puisque j'ai aussi un bon coup d'oeil ^^). En effet la plaque de protection du logement des potards (sur laquelle je souhaitais m'aligner au départ) n'a pas sa bordure supérieure alignée sur quoi que ce soit, bref, c'est de travers, donc j'ai pris "mon meilleur oeil directeur" pour aligner mon boitier sur le manche. Mais par soucis d'homogénéité visuelle j'ai fait correspondre le coin supérieur droit du boitier sur le coin supérieur gauche de la plaque de protection (là on vient déjà d'en perdre quelques uns ^^). Je n'en ai pas pris de photos (shame on me), mais le gabarit a été fixé avec du scotch papier pour éviter qu'il ne se déforme ou ne se déplace en cours de repérage avec le marqueur, celui qui est sur la photo en est un deuxième que j'ai réalisé juste pour la photo (l'autre était explosé). Photo cliquable pour agrandissement) Photo 6 - Une fois le tracé effectué avec le marqueur, j'ai, par sécurité pour éviter de faire sauter le vernis durant la phase de perçage à suivre, réalisé un nouveau passage sur le trait avec le cutter. Photo cliquable pour agrandissement) Photo 7 - Voici enfin le scotch papier ! ^^ Et à cette étape j'ai déjà effectué le perçage, pour cela j'ai placé à chaque fois un bout de scotch d'électricien enroulé autour de la mèche (dans le sens inverse de rotation pour ne pas que le scotch ne parte en cours de perçage, ce qui serait fâcheux) pour repérer la profondeur max (à savoir pour mon boitier 2cm), avec DANS L'ORDRE : Mèche de 3 : à chaque angle (y'en a 4 .... ^^) afin d'y limiter le travail au ciseau à bois par la suite. Mèche de 8 : en commençant par effectuer le perçage sur le contour du futur logement, puis en terminant par le centre. Pour cela commencer à percer TOUT DOUCEMENT à faible vitesse pour bien placer la mèche, puis à vitesse max toujours SANS APPUYER sur la mèche pour éviter de partir de travers. Photo cliquable pour agrandissement) EDIT : Merci à M'sieur Skalavera qui m'a indiqué qu'il n'était pas forcément nécessaire de TOUT percer de cette façon, il y aurait aussi moyen de ne percer que la périphérie, puis ensuite de juste faire sauter l'ilot central avec un ciseau à bois Photo 8 - Voici ce que cela donne de plus près ... bon, ok ... y'a des moments c'est parti un peu de travers ... mais pas d'inquiétude ! La cavité commence à se dessiner et aucun éclat de vernis \o/ Photo cliquable pour agrandissement) Photo 9 - J'ai placé la pince sur la photo pour illustrer, mais vous l'aurez observé, j'ai déjà tout nettoyé / arraché à grands coups de pince ! En faisant gaffe, même SUPER gaffe quand même ... il ne s'agirait pas de passer pour un blaireau non plus en donnant un grand coup dans le vernis, même si c'est sur le dos de l'instrument, un peu de sérieux quand même quoi ... on déconne on déconne mais au final on fait méga gaffe en même temps (clown mais pas que ) Photo cliquable pour agrandissement) Photo 10 - Sous un autre angle ... au passage j'ai pu me rendre compte de la solidité et de la densité du bois ... et c'est pas d'la cagette de poireaux ! Photo cliquable pour agrandissement) Photo 11 - A cette étape le ciseau à bois est passé par là ... pour finition des côtés. On voit dans l'angle en haut à droite que je suis resté un peu trop longtemps avec ma mèche à bois à cet endroit, pensez donc à ne pas faire comme moi et à laisser un peu de temps entre chaque perçage pour éviter de flinguer la trempe (méthode de solidification des métaux -> Gougueule au cas où) de la mèche en la faisant trop chauffer. Photo cliquable pour agrandissement) Photo 12 - Là j'ai déjà testé l'ajustement du boitier, d'ailleurs il faut le tester à chaque coup de ciseau à bois pour que ce soit ajusté au poil. Le fond a été "égalisé" à l'aide d'une petite meuleuse pour DREMEL (2 cm minimum et 2,2 mm max mesurés). Et je viens de repérer l'emplacement d'une protubérance existante sur le boitier de pile qu'il va falloir creuser sur environ 2mm. Pour cela j'ai "colorié" le boitier à grands coups de marqueur sur l'extérieur de la partie à repérer puis en le plaçant tout de suite et très rapidement sans attendre dans son emplacement ce qui permet d'avoir la bonne marque. Et j'ai effectué exactement le même procédé lors du travail au ciseau à bois, ceci pratiquement à chaque coup, afin de repérer les parties à traiter pour un ajustement au poil de uc' ! Les deux petites encoches situées sur la droite sont des protubérances existantes sur le boitier (renforts d'angles dans le plastique). Photo cliquable pour agrandissement) Photo 14 - (oui, je fais comme dans les hôtels, je saute le numéro "bip" ... on ne peut même pas l'écrire !!! Ah la superstition ... .. mais en vrai je m'en fous puisque le vrai nom de la photo porte bien le numéro interdit ... du coup je risque bien de quand même finir dans d'atroces souffrances, 'fin j'imagine ... aïe) La petite cavité de gauche a été réalisée avec un outil type fraise à bois sur la DREMEL, puis les finitions au ciseau à bois. J'ai effectué un repère pour percer le passage entre la cavité de la pile et le logement de toute l'électronique (à percer avec la mèche à BOIS (impératif) de 12) Photo cliquable pour agrandissement) Photo 15 - Sous un autre angle ... Photo cliquable pour agrandissement) Photo 16 - Passage de câble effectué. Pour cela il faut effectuer un premier perçage avec la mèche de 8 pour plus de précision et éviter d'attaquer trop fort tout de suite. Ensuite le deuxième et dernier passage est réalisé avec celle de 12. Je n'ai pas été jusqu'au bout pour atteindre l'autre côté en une seule fois, j'ai attendu de voir le guide de la mèche (pointe très effilée existante sur les mèches à bois) apparaitre pour stopper, puis j'ai réalisé la jonction "du tunnel" en perçant de l'autre côté, ceci afin d'éviter d'attaquer le logement de toute l'électronique qui ne bénéficie que d'une épaisseur de bois assez fine, car l'angle adopté me menait directement dessus (dans le sens logement de pile - cavité de l'électronique). Photo cliquable pour agrandissement) Photo 17 - Vue de l'autre côté, on se rend compte de la faible épaisseur de bois à cet endroit. Photo cliquable pour agrandissement) Photo 18 - Je reviens sur le boitier de pile, pour causer un peu de sa fixation ... J'ai repéré les avant-trous à percer pour les petites vis, et là je n'ai utilisé que ma DREMEL et un outil très fin, c'est une "petite boule de coupe à bois / gravure sur bois", c'est très pratique pour ça aussi Ca a même suffit à effectuer tout l'avant-trou en plus du repérage ... car les vis sont réellement très fines et il faut vraiment faire gaffe à ce qu'elles ne tournent pas dans le vide quand on va les visser, il faut donc un diamètre d'avant-trou très inférieur. Photo cliquable pour agrandissement) Photo 19 - Avant-trous effectués ... Photo cliquable pour agrandissement) Photo 20 - ... ça va être le pied (oui, je sais il ne m'en faut pas beaucoup ) Photo cliquable pour agrandissement) Photo 21 - Hop, c'est vissé, nickel ... maintenant 'faut juste dévisser, parce qu’il va falloir isoler ! Photo cliquable pour agrandissement) Photo 22 - De petites bandes de cuivre autocollant ont été découpées, et minutieusement posée dans le passage de câble à l'aide de cotons-tiges ... pratique et pas que pour nettoyer dans les coins ... Sauuuuuuuuuuuf qu'on vient de m'indiquer en cours de rédaction (MERCI M'sieur Snikpout ) qu'en réalité ce ne serait pas nécessaire ! :/ ... me suis cassé le uc' pour rien Pas grave, moi j'dis y'a la beauté du geste, et ça compte ... (ok, j'arrête) Photo cliquable pour agrandissement) Photo 23 - Pose du cuivre dans le logement de l'électronique ... C'est un peu sport, et c'est là qu'on repère ceux qui ont deux mains droites ou deux mains gauches ... et les autres Cela dit, ce n'est pas parfait non plus, je pense qu'un professionnel aurait peut-être effectué des jonctions au fer à souder ... mais j'ai testé la résistance entre les deux extrémités et c'est parfait. Donc ... c'est parfait ! ^^ Photo cliquable pour agrandissement) Photo 24 - Passage de l'embase jack ... photo pour le plaisir j'ai envie de dire. (et encore je vous en épargne les 50 autres vues ... quand j'suis content et que j'aime je ne compte plus). Photo cliquable pour agrandissement) Photo 25 - pour réaliser les passages de potards et autres switchs, il faut effectuer une coupe en croix dans le cuivre avec le cutter, puis passer un doigt pour lisser tout cela sur les arrêtes et bordures. Photo cliquable pour agrandissement) Photo 26 - A cet endroit nous aurons le futur contact électrique avec le boitier de pile ... Photo cliquable pour agrandissement) Photo 27 - Et voici le contact réalisé sur le boitier. Tester la résistance de l'ensemble une fois en place et vissé. Photo cliquable pour agrandissement) Photo 28 - En place ... et cuivré (pour rien ) Photo cliquable pour agrandissement) Photo 29 - Et vissé ... nickel. Photo cliquable pour agrandissement) Photo 30 - Test de la résistance entre une extrémité du boitier de pile et l'autre extrémité du logement de l'électronique, parfait (j'ai aussi 0.01 juste avec les contacteurs du testeur "en direct"). Photo cliquable pour agrandissement) Photo 31 - Passages potards et switchs ok, "YAPUKA" !!! (tout remonter / vérifier) Photo cliquable pour agrandissement) Photo 32 - Cela se passe de commentaires .... Photo cliquable pour agrandissement) Photo 33 - .... Photo cliquable pour agrandissement) Photo 34 - Job done !! Photo cliquable pour agrandissement) En espérant que cela puisse servir, le partage c'est un peu à ça que ça sert !
  7. Bonjour à tous ! Ma fretless suit son cours, malgré une interruption suite à une semaine de vadrouille en Italie (au passage, ca fait du bien ). On va voir dans les prochains jours pour voir ce que je peux lui faire, dans le but de m'amener à un niveau acceptable pour entamer les finitions la semaine prochaine. En attendant, je suis rentré de vacances en même temps que mon colocataire, rentré un mois chez lui. Et il m'a ramené une surprise dénichée en déchetterie. WP_20150907_17_44_34_Pro by Timothée SIMON, sur Flickr Une belle copie de SG. Age : inconnu Origine : inconnue Etat : médiocre à la limite de la benne, en effet. Je présume une conservation en cave et sans étui. Ce qui résulte donc l'état que voilà : WP_20150907_17_44_57_Pro by Timothée SIMON, sur Flickr WP_20150907_17_45_15_Pro by Timothée SIMON, sur Flickr WP_20150907_17_45_46_Pro by Timothée SIMON, sur Flickr WP_20150907_17_49_57_Pro by Timothée SIMON, sur Flickr Le manche a vrillé, et les deux partie d'érable commencent à se décoller sur le haut, côté tête. La touche (en wenge, si si) s'est décollée d'un côté, suite à la torsion du manche. Le verni est écaillé, et je n'arrive pas à voir en l'état si les fractures sont plus profondes ou si c'est juste le verni. Mais tout l'accastillage est présent. Les mécaniques ainsi que le chevalet seront en bon état après un petit nettoyage. L'électronique fonctionne, ainsi que les deux micros. Bref, la base n'est pas mauvaise. Et je dis ça parce que plusieurs éléments me font penser que la basse est loin d'être de mauvaise facture : la touche wenge, tout d'abord. De mémoire, j'ai rarement vu ça sur des copies chinoises bon marché. De même, la volute qui fait la jonction tête/manche est la marque d'une fabrication plutôt bonne. Sans compter la frette zéro, qu'on trouve pas forcément sur du matos bas de gamme... Bref, j'en appelle à vos connaissance si vous reconnaissez le logo présent sur la tête, si vous pouvez m'en apprendre plus sur la foi des quelques photos ici présentée. Je vais me consacrer à ma fretless en premier lieu, mais je compte bien retaper cette belle comme il se doit. Petit challenge perso hivernal, dirons nous. A première vue, et sans attendre de la démonter, je dirais que le manche est perdu et à refaire. Une vrille comme ça, ca ne se rattrape pas. La touche est peut être sauvable, d'autant que les frettes sont en bon état. L'électronique aura une petit révision, mais ca devrait aller. Bref, un nouveau manche, un truss rod double action (si tant est que celui là ne l'est pas encore) et ca repartira comme en 40 ! J'ai même un morceau de frène ondé qui devrait faire le travail à merveille...
  8. Quand le dernier arbre aura été abattu, Quand la dernière rivière aura été empoisonnée, Quand le dernier poisson aura été péché… L’homme blanc s’apercevra que l’argent ne se mange pas. ... C’est l'une des plus célèbres citations du chef Apache Geronimo, mais pourtant, et sauf erreur, les Amérindiens naviguaient, pêchaient, chassaient et exploitaient les arbres, n’est-ce pas ? Effectivement, la nature a toujours eu et aura toujours besoin de se renouveler. Et nos anciens à nous l’avaient aussi bien compris que les Amérindiens. Dès 1989, mes premiers instruments étaient quasi intégralement réalisés en espèces dites "de pays", non pas par conviction écologique ou pire encore, par souci de bonne conscience politico-commerciale, mais par simple manque de moyens. Ainsi mon premier modèle Custom-I (Pretty Woman) est réalisé à 100% en frêne de marais français et érable champêtre français, et je pense que son propriétaire qui la joue depuis 1990 ne s’en est jamais plaint. Idem pour mes premières basses Africa Long Scale et Tenor qui arborent des manches en érable français, et respectivement loupe d’ormeau et frêne-olivier pour les corps.... Alors jeune débutant, quand je montrais mes réalisations à des luthiers "établis", je recevais de leur part des compliments sur la qualité prometteuse de mon travail, mais une moue un peu dubitative quant à la "pauvreté" des matériaux employés... Dont acte, malgré tout ce que j'ai pu entendre j'ai néanmoins suivi ma ligne de conduite, mettant un point d'honneur à promouvoir les qualités acoustiques et mécaniques bien réelles de nos espèces locales à chaque fois que je l'ai estimé opportun (près de 50% de mon stock provenant même du seul Poitou-Charentes). Je n’ai acquis mes premiers stocks d’ébène et de palissandre qu’à partir des années 2000, cette fois-ci non pas par manque de moyens, car j’avais trouvé des qualités évidentes à nos essences locales, mais simplement pour répondre à des demandes plus spéciales. La recherche d'équilibre et de compromis entre espèces exotiques et de pays m’a toujours offert de merveilleux résultats. Les meilleures solutions passent avant tout par un jeu de compromis plus que par un raisonnement en "tout-ou-rien". Mais qu’en est-il finalement aujourd’hui ? Il y a trois ans, en visite sur un salon professionnel, j’ai surpris ça-et-là, au détour des allées, d’âpres discussions vantant les qualités à priori insoupçonnées de nos espèces françaises. Rien d’étonnant, me direz-vous, je le savais depuis toujours. D’ailleurs est-ce un hasard si les Custom Shops des plus grandes marques Américaines font leurs emplettes dans nos forêts des Vosges et du Jura et dans les pays d’Europe centrale ? En gros tout le monde est au courant depuis belle-lurette de la qualité des bois européens et il semblerait que cette nouvelle se répande finalement chez nous ! Rien d’étonnant... si ce n’est le fait que parmi ceux qui me déclinaient soudain avec passion ce grand plaidoyer pour des forêts tropicales qu’ils n’ont jamais vues et dont ils ne respireront sans doute jamais le moindre parfum, dans les preux croisés de cette nouvelle déontologie, j’ai bien cru reconnaître les mêmes illustres qui 20 ans auparavant m’assénaient la magnificence du palissandre de Rio et la suprématie du fabuleux ébène appelé le Noir du Gabon, tout en m’exhibant un stock de raretés exotiques à faire pâlir le plus blasé des bûcherons amazoniens ! Depuis peu, non seulement cette nouvelle "mode" est lancée, mais il s’avère qu’elle tend en plus à prendre des allures de quasi boycotte de toutes espèces exotiques sans distinction aucune. Ayant grandi en Afrique noire (qui n’est pas le dernier des continents à être sauvagement exploité), je pense avoir gardé dans mes souvenirs d’enfance une certaine idée des ravages de la déforestation intensive. Certes, il y a urgence, et chaque année la liste des espèces rangées aux différentes annexes des conventions CITES s’allonge dangereusement. Mais cependant je souhaiterais souligner les effets encore plus néfastes que pourrait occasionner un tel désintérêt en provoquant une chute du marché de l’exploitation officielle ; même si par ailleurs l’ensemble de la lutherie mondiale n’est pas pour l’heure le principal consommateur de ces essences... Mais de quel droit nous, les blancs de l’hémisphère nord, déciderions encore une nouvelle fois de l’avenir des pays du Sud ? Ces gens sont assez grands pour gérer leurs questions intérieures en s’affranchissant de notre avis, pour peu que nous leur en donnions réellement et sincèrement les moyens. Pour certains de ces pays, l’exploitation de leurs ressources naturelles reste la plus grande part de leur richesse nationale. Sans cette manne financière, les rares régimes encore modérés des régions équatoriales s’en trouveraient politiquement un peu plus déstabilisés, et par voie de conséquence tous leurs efforts économiques réduits à néant ; ouvrant ainsi la porte à des régimes peu regardants envers l’art de la démocratie et beaucoup moins scrupuleux envers les questions écologiques et l'exploitation sauvage des richesses naturelles. Quand j’entends ce type de recommandations à l’emporte-pièce, je ne peux m’empêcher d’y percevoir un nouvel argument commercial de "bonne conscience" : l’éco-responsabilité se vendant sans doute mieux que certaines guitares, il serait de bon ton de repeindre nos vieux concepts aux couleurs "circuit-court" et "production locale". Les systèmes binaires sont l’invention de l’homme pressé ou intéressé qui attend un résultat, la nature quant à elle n’attend rien, elle évolue seulement, elle obéit donc à des principes nuancés. A noter que les circuits dits courts ont toujours existé car issus de la logique de gestion la plus élémentaire, ce sont au contraire les circuits longs qui ont été enfantés par le mercantilisme sans conscience de ces trente dernières années. Sur l’île de Madère, j’ai visité des musées meublés de commodes et buffets en ébène, amourette ou palissandre de Rio massifs, le goût de l’exotisme a toujours été et sera toujours pour ceux qui en auront les moyens, mais l’armoire de mon salon héritée des mes aïeuls révèle la splendeur d’un simple noyer de chez nous ; toutes les beautés ont une place. La grande cuisine ce n’est pas une demi-langouste sur une tranche de foie gras, surmontée d’un pâté aux truffes et douchée d’une louche de caviar, la vraie cuisine c’est un juste équilibre de saveurs subtiles pensé pour surprendre et contenter ceux à qui on la destine. Ayant toujours respecté les directives mondiales en matière d’espèces réglementées, je ne vois pas pourquoi je pourrais, ni je devrais, aujourd’hui décréter de bannir l’usage des essences exotiques dès lors qu’elles font l’objet d’une exploitation encadrée et raisonnée. Ainsi ai-je décidé depuis déjà plusieurs années, et sans qu’on me le suggère, de donner la priorité aux sources d’approvisionnement ayant reçu la certification "Rainforest Alliance" (WWF) ou "Forest Stewards Council" (FSC). D'une manière plus pratique, l'achat de bois certifiés représente une majoration tarifaire de 20%, et même si ce coût n'est pas négligeable à l’échelle d’un stock, cela reste insignifiant dans le prix global d’un instrument, soit un effort bien dérisoire face aux retombées positives que cela engendre sur place. Mes fournisseurs sont les mêmes depuis maintenait un quart de siècle, sélectionnés sur leur déontologie et leur transparence, ils ont ma confiance et je ne prévois pas d’en changer. D’autre part, entretenant d’étroites relations avec plusieurs corps de métiers de la filière bois, je tiens également à souligner que certaines espèces bien de chez nous font également l'objet d'exploitations peu respectueuses en matière de "signature carbone". J’ai même reçu en cadeaux de la part de vieux ébénistes retraités des échantillons d’espèces autrefois présentes sous nos latitudes et qui en ont totalement disparu au fil des dernières décennies. Ce qui confirme bien que le débat porte beaucoup plus sur la nécessité d'une utilisation mieux raisonnée, que sur le choix décrété par les puissances de l’hémisphère nord, des continents qui recevraient ou non la pleine responsabilité de gérer eux-mêmes leurs propres ressources naturelles. Merci pour cette petite planète qui nous offre tant de si belles choses. A consulter pour plus d'infos... http://www.rainforest-alliance.org/fr/about/marks/rainforest-alliance-certified-seal http://www.wwf.fr/nos_priorites/reduire_l_empreinte_ecologique/certifier_les_filieres_bois_et_papier/label_fsc/?
  9. Salut ! Je viens d'acquérir une Vigier passion qui présente une fente du vernis de la table dans le prolongement du bord supérieur du manche Quelqu'un a t il une idée de la réparation à faire dans ce cas là ??? Ah oui ... c'est une manche traversant, je ne crains pas pour la lutherie mais j'ai peur que ça s'étende ...https://plus.google.com/u/0/photos?pid=5978412502388803442&oid=109315010553711768033
  10. Bonjour, Je cherchais à savoir combien coûterait une modification de la finition particulièrement complexe (à mon goût) qui consiste à prendre une "texture" camouflage "carrée" comme ceci: créer un relief sur la basse (en taillant même pas 1mm de profondeur dans le bois) sur la base de ce motif (bien sûr il faut le faire suffisamment gros pour que ce ne soit pas un travail d'orfèvre trop long voir peut-être trop fragile) en utilisant ce genre de couleur: (couleurs, pas texture) sur une basse Spector 5 cordes, basse pas particulièrement plate : en atteste les reflets... Si le relief fait en taillant dans la basse est trop complexe/cher à faire, combien cela coûterait-il avec juste le motif peint? Merci P.S: dsl pour la taille des images :/
  11. Yop à tous ( et à toutes ) Je lance ce topic; si jamais cela peut intéresser quelques personnes ( on ne sait jamais ) qui voudraient se lancer dans un projet similaire ! Et aussi pour faire un peu de Pub pour cette marque assez peu connue ! Fin juillet , j'ai décidé de me lancer dans l’acquisition d'une Alusonic Special-S 5. "Alusonic" est un luthier italien utilisant notament l'aluminium dans le corps de ces instrument, les manches sont en bois avec renforts carbones en options( DavidSin à pu vous faire une bonne démo jusqu’à présent de cette basse en 4c, il me semble !) Ce qui m'a motivé à prendre ce modèle et cette marque; c'est mon ex Musicman Cutlass II ( Musicman Sabre avec manche en carbone) ;que j'avais trouvé parfaite dans l'esprit; mis à part le fait qu'elle ne soit pas déclinée en 5 cordes à l'époque; et l’absence de trussrod, un réel désavantage pour moi . Le modèle Spécial S ( qui est une copie de Cutlass II / Sabre) à vu le jour suite à la demande du bassiste de Skunk Anansie; Cass Lewis; grand amateur de ces vieilles MM. Bien sur ,la basse à un prix non négligeable ( aux alentours des 3000 € pour la mienne FDP in+ garantie a vie + hard case); mais cela est du en grande partie aux options sur la finition du corps et aux block alu du manche ; je vous laisse vous référer aux tarifs sur le site internet d'alusonic :http://www.alusonic.com/homeeng.html Pour la finition, mon but était de reporduire la couleur du papillon "Morpho "; qui m'a toujours fasciné (Je n'arrive pas à modifier la taille ; désolé :3) Voici les specs pour la mienne : Corps: Aluminium Construction: Bolt - on Manche: Erable avec renforts carbones Finish du manche : Vernis noir Touche du manche: Ebène Repères : Points sur le tranche du manche + Block Aluminium finition mirroir Frettes: 22 Sillet : 44,5 mm Diaâson: 34" Chevalet: Alusonic Brass Quick Release Chrome Mécaniques Hipshot Ultralite All Chrome Pickups: I-Spira Neodymium Humbucker Controls: Delano Active Preamp : Volume, Treble, Bass, 5-way selector switch Hardware: Aluminium Mirror Finish Finish corps: Blueburst avec effet iridescent + table style érable flammé Elle est en commande depuis début aout, si tout va bien; elle sera prête fin octobre Dès réception, je ferai un test complet ( vidéo si ma cam le permet). Je rajouterai les photos au fur et à mesure qu'elles me parviennent ! 1ère photo: le corps tout juste fini ! 2ème photo: Le corps avec la finition style "érable flammé" ; manque plus que la couleur To be continued....
×
×
  • Create New...