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Lasemainesanglante

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  1. Juste une précision, B-band c'est pas du piezo ;) (mais de l'electret) Bon, peu importe maintenant puisque B-band a fermé boutique (ce qui ne m'arrange pas du tout d'ailleurs).
  2. Oui, c'est une fausse idée, malheureusement répandue. Le luthier est là pour répondre au soucis ou à l'interrogation du musicien, qu'il soit débutant ou aguerri. Là où il peut y avoir une différence c'est que par la force des choses le débutant n'a pas encore de style de jeu affirmé, et que donc pour lui effectivement on va faire du "standard" (si tant est que ça existe), mais c'est simplement parce que le débutant ne sait pas encore ce qui lui convient vraiment et qu'il lui faut donc un réglage à peu près polyvalent. Et le joueur "standard" mais aguerri aura un réglage tout aussi adapté que le joueur "d'exception". Du reste, les joueurs "d'exceptions" qui ont un jeu qui exige un réglage vraiment hors norme sont plutôt rares (et ça n'a rien à voir avec le talent, on parle là d'habitude et de style de jeu). Je ne doute pas qu'il puisse exister des luthiers qui prennent par dessus la jambe les instruments du client lambda pour préférer se consacrer vraiment à leurs clients prestigieux ou avec des instruments de grand prix... mais ce sont des cons, faut pas chercher plus loin, et il y en a dans tous les métiers. Je dis souvent que personne ne s'abstient d'aller chez le garagiste sous prétexte qu'il n'est pas pilote de course et que personne ne s'attend à ce que le garagiste le déconsidère sous prétexte qu'il ne se sert de sa voiture que pour aller bosser et faire les courses. C'est pareil avec les luthiers, un luthier qui traite différemment le débutant, le musicien du dimanche, le musicien pro et le musicien pro prestigieux... c'est un très mauvais commerçant et un mauvais luthier. Après, comme pour la voiture il y a ceux qui aiment mettre les mains dans le cambouis et préfèrent faire un maximum eux-mêmes et il y a ceux qui pour X raisons préfèrent ne pas s'en occuper.
  3. Oui, il est IMPÉRATIF d'essayer en récupérant l’instrument afin de faire procéder à des ajustements s'il y a lieu. Il n'y a pas de réglage standard, mais c'est vrai que le gros de la troupe des bassistes et guitaristes (enfin, surtout les guitaristes, mais pas que) souhaite une action la plus basse possible en fonction de leur jeu. Et c'est vrai qu'on a tellement pas l'habitude qu'on nous demande une action haute qu'on peut parfois être un peu timide à le faire, sauf spécifications précises du client. Et il n'y a pas de miracle, ce sera toujours un compromis, même un réglage "parfait" sera un compromis, et ce réglage "parfait" pour un ne le sera pas pour un autre. L'action basse apporte du confort à la main gauche mais limite la marge de manœuvre pour la main droite, une action haute permet à la main droite d'y aller plus énergiquement mais est moins confortable pour la main gauche.
  4. Je suis luthier et qui plus est, particulièrement attaché au travail du bois "à la main", avec le moins d'outillage électrique possible. Je serais donc tenté de dire que oui, quand c'est fait tout à la main c'est mieux, ça a plus de ce truc indéfinissable qu'on appellera mojo, pour aller vite. Mais, des instruments j'en vois passer plein à l'atelier, pour réparation/réglage, depuis bientôt 25 ans. Des industriels, des industriels avec pas mal d'intervention humaine, des industriels avec quasi que de la machine, des artisanaux, des artisanaux en série (avec donc pas mal de machines) des artisanaux avec peu de machines, etc... Et force est de constater que ces instruments un peu à part, qui ont ce truc en plus qu'on a du mal à définir bin... j'en ai vu dans chaque catégorie. Inversement, des instruments "inertes", j'en ai vu également dans chaque catégorie... Au final, je ne pense pas que ce seul critère "fait entièrement à la main" soit pertinent, pour ce qui est du mojo en tous cas. Un artisan pourra plus facilement, s'il est talentueux, choisir le morceau de bois adéquat et adapter son travail en conséquence, ce n'est pas possible quand on fait de la série, mais ce n'est pas spécifiquement le critère "fait à la main" qui est déterminant.
  5. +1, si on s'en tient à la photo c'est un cas de figure très simple, mais qui doit être réparé. Su ce genre de réparation, ce qui plombe le plus souvent la facture ce sont les retouches cosmétiques, de vernis. Ici on dirait bien que c'est une finition huilé/cirée, beaucoup plus simple à retoucher.
  6. J'ai fait celle-là en frêne brûle. Le frêne a l'avantage dans ce cas d'avoir une différence très marquée entre les veines de bois d'été et celles de bois de printemps, et quand on le brûle en surface, ça creuse et donne à mon avis tout l’intérêt de la chose, si ça reste lisse... autant teinter noir... Avec du peuplier ça restera llisse je pense. Ou alors Il y a aussi l'option plus extrême, de vraiment brûler plus qu'en surface et ronger la forme. Quoiqu'il en soit ça se fait facilement au chalumeau type lampe à souder, enfin facilement... c'est en fait pas si simple d'être homogène, mais en y passant un peu de temps c'est pas sorcier non plus. il faut savoir aussi que le bois va se rétracter pas mal, même s'il est sec, j'ai dû reprendre les cavités micros après le brûlage. Ensuite, passage à la laine d'acier pour virer la couche pulvérulente, un coup d'huile pour être sûr de bien fixer la poussière qui pourrait rester, lustrage au chiffon et hop.
  7. Bonjour, intéressante cette discussion. Je ne suis pas musicien mais luthier, et à ce titre voit passer beaucoup de musiciens, des amateurs, des pros, des amateurs qui aimeraient ne faire que ça, des amateurs qui surtout veulent garder la musique uniquement en loisir, des pros qui galèrent, des pros pour qui tout va bien, etc... J'en rajoute une couche sur ce que dit BassMatt, si je regarde ceux de ma clientèle qui bossent, qui ont des dates (que ce soient des amateurs avec un autre boulot ou des pros), le point commun ce n'est pas le niveau, il y en a des très bons mais aussi des qu'on pourrait qualifier d'éternels débutants ou encore des qui sont très bons dans un créneau mais à l'ouest ailleurs (et qui le savent). Le point commun c'est la fiabilité, ce sont tous des gens avec qui il est sympa de bosser, qui tiennent leurs engagements, qui se pointent à l'heure, etc... ça parait évident à certaines personnes qui par nature ou éducation ont toujours fonctionné comme ça mais crois moi, ce n'est pas une généralité dans la population, qu'elle soit musicienne ou non. Et c'est souvent ça qui fait la différence. Il y a aussi l'aspect social, comme dans tous les boulots où on dépend aussi un peu de l'envie des autres, il ne faut pas trop être "ours" ou asocial, là aussi ça peut paraître une évidence mais manifestement ça ne l'est pas pour tout le monde. Et pour les diplômes, c'est certainement un atout pour donner des cours mais pour le reste je pense que tout le monde s'en moque.
  8. Ce n'est pas vraiment nouveau l'utilisation du carbone en lutherie, pour tout ou partie de l'instrument. A ma connaissances les premiers instruments du genre ont au moins trente ans et les tout carbone, j'en connais depuis plus de vingt ans.
  9. C'est vrai que les luthiers sont peu nombreux à Paris, en proportion de la population, au contraire d'autres régions où ils sont par endroits trop nombreux. En cause comme tu le dis le coût exorbitant du foncier mais pas seulement. Si on veut faire autre chose que de la petite réparation et entretien, il faut un peu d'équipement bruyant et plus ou moins polluant (que ce soit à cause des poussières ou des vernis), type rabot/dégau, scie à ruban, cabine de vernis, ce genre de choses. Et les normes à Paris sont devenus draconiennes et très dures à respecter pour un atelier de lutherie "complet", contrôle du bruit, de l'émission de poussières, des horaires, etc... Il ne reste quasiment plus d'artisan à Paris. Même le Faubourg Saint Antoine, pourtant haut lieu historique du travail du bois, n'a plus vu un copeau depuis bien longtemps. Ajoutons aussi que bon nombre de luthiers ont la fibre plus "rurale" que "citadine".
  10. Ça parle beaucoup de bidouilles mais il faut le rappeler, il y a des distributions Linux qui sont parfaitement clef en mains et parfaitement stables. Mint par exemple et pour parler de celle que je connais mais il y en a d'autres je suppose. Avec Windows, soit on l'a déjà installé avec un PC qu'on vient d'acheter et en plus de manquer des trucs (un décompresseur par exemple, ou un lecteur de PDF, ce genre de choses) il y en a toute une tripotée dont on a rien à faire et qui sont le plus souvent des versions d'essais limitées dans le temps si on achète pas la licence. Ou alors on fait une installation "sèche", à partir d'un ISO ; là on a que le minimum windows mais du coup là aussi faut rajouter des trucs. Avec Mint, une fois l'installation effectuée (pas plus compliqué qu'installer Windows, tout en interface graphique), on a tout ce qu'il faut. Même des logiciels un peu sophistiqués genre Gimp (bon, je trouve que c'est de la merde Gimp, mais il y en a qui aiment). Accessoirement le système de mise à jour est bien mieux pensé que sur Windows. Si à une époque j'ai bien aimer bidouiller les ordis ça n'est plus le cas depuis bien longtemps, aujourd'hui tout ce que je demande à un ordi c'est d'être un outil pour faire des trucs qui ne sont pas de l'informatique à proprement parler, je ne veux plus mettre les mains sous le capot. Et pour ça Mint c'est parfait, c'est même plus simple et au moins tout aussi efficace que Windows tant qu'on ne veut pas utiliser de logiciels un peu pointus et les utiliser vraiment (par exemple ne pas utiliser Photoshop juste pour recadrer et redimensionner ses photos). Pour 80% de la population, Linux ça pourrait être vraiment ce qu'il leur faut.
  11. Tout à fait. Les distribution Linux orientées grand-public n'ont aujourd'hui plus grand chose à voir avec ce qu'elles étaient il y a encore 10 ans. Il y en a qui sont réellement clef en main et très stables (je pense à Mint en particulier que je pratique mais il y en a probablement d'autres). J'ai été en full linux (sans dual boot et même sans émulateur ou machine virtuelle) pendant 7 ans, avec Mint et très franchement, pour celui qui a un usage "tout venant" de l’ordinateur, à savoir navigateur web/messagerie/bureautique/visionnage de vidéo/photo basique, c'est à dire 80% de la population en fait, et bien ça fonctionne très bien et c'est beaucoup plus simple que Windows parce que VRAIMENT clef en main. Par contre, dès qu'on a besoin d'être un peu pointu dans certains domaines, on se retrouve vite à utiliser des logiciels impossibles à faire tourner sous linux. J'ai fini par prendre un deuxième ordi rien que pour y avoir W10 (bon, je pourrais de nouveau faire un dual boot mais je n'arrive pas à installer Mint sur le nouveau) et utiliser un logiciel de traitement photo. Parce que non, les équivalents linux à Lightroom/DXO/Photoshop et compagnie, ne sont vraiment pas au même niveau. Accessoirement, puisque j'ai de nouveau Windows je me suis remis à jouer un peu à l'ordi, je peux pas dire que ça me manquait mais enfin c'est sympa quand même. Un truc m'a surpris avec ce nouvel ordi, sous W10 donc... c'est que W10 bin il est pas mal du tout... bien meilleur que les précédentes moutures. Et à mon avis ça va mettre un sérieux frein à la diffusion de Linux dans le grand public.
  12. Il y est également question du musicien lambda. C'est à ce jour le document le plus synthétique que j'ai vu sur le sujet.
  13. Ah purée, je viens de me rendre compte que j'ai confondu Jim Harley et Harley Benton... J'édite mon message au-dessus. Les premiers instruments premier prix mais de qualité honorable je les ai vu arriver vers le début-milieu des années 90, d'abord Yamaha avec ses Pacifica (guitares très honnêtes, malheureusement un peu moches), en basse il y avaient les Washburn, qui n'étaient pas vraiment des premiers prix mais qu'un lycéen ou un étudiant pouvait se payer avec un petit boulot d'été d'un mois. Après, au début des années 2000 il y a eu l'arrivé des Cort, qui franchement en donnaient largement pour ce que ça coûtait. Et oui, avant donc le milieu des années 90 les premiers prix c'étaient toujours des grosses merdasses. Quand au son, chacun est libre d'apprécier l'un plutôt que l'autre, indépendamment de la qualité et du prix de l'instrument. Mais reste que la qualité de fabrication et des matériaux est un paramètre important sur la durée. Et c'est souvent surtout là que se fait la différence.
  14. En tant que luthier, j'en vois passer régulièrement depuis pas mal d'années des Jim Harley (edit, j'ai confondu avec Harley Benton). Et je dois dire que ça s'est amélioré. Autant il y a quelques années c'était vraiment pas terrible du tout*, autant dernièrement j'ai été surpris en bien par des instruments qu'on m'a amené. Bon, ça reste du Jim Harley Harley Benton, je ne suis pas en train de dire que ça vaut plus que ce que ça coûte et bien sûr il vaut mieux les faire régler convenablement mais c'est mieux qu'il y a 10-15 ans. *Et les plus de 35-40 ans savent que les instruments premier prix d'aujourd'hui sont d'une qualité sans commune mesure avec les premier prix des années 60-70-80 et même début 90 qui étaient souvent des trucs à te dégoûter de la musique...
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